Archive pour mars 2007

Ning !

medium_217003339_c507ebeb7b.jpgC’est marrant, comme le buzz va vite dans un micro-milieu comme celui des bibliothèques… Entendu hier : « Il paraît que Marlène Delhaye a fait un nouveau blog, t’es au courant ? »

Non, je n’ai rien fait du tout, ce n’est pas moi qui ai lancé la communauté virtuelle Bibliothèques sur la plateforme Ning, c’est à Willy de la conjuration que nous devons cette initiative, qui me permet depuis d’expérimenter « la vie en communauté » virtuelle…
Et c’est pas évident : on peut créer son blog, mais les billets sont mélangés dans une sorte de méta-blog qui agrège les posts de tous les membres (comme chez René), ce qui rend la lecture des échanges (parce qu’évidemment on peut aussi laisser des commentaires) un peu cahotique. A cela s’ajoute un module de forum, qui semble peut-être plus approprié pour une conversation à plusieurs (mais je demande à voir, je n’ai jamais été emballée par les forums), dont les messages apparaissent aussi sur la page d’accueil du groupe… Un peu confus tout ça donc, mais plutôt convivial pour l’aspect social : en un clic je demande à untel s’il veut « devenir mon ami »,il y a des photos, on peut ajouter des vidéos… Il y a définitivement un côté « fun » dans le web 2.0, qui joue certainement dans l’adhésion – ou non – au « mouvement ».
[crédit photo : Yandle]

Meebo en live

medium_359984576_aef2f34304_m.jpgJ’aime bien Meebo, et je trouve que c’est un bon outil pour communiquer avec les utilisateurs de la bibliothèque qui sont de + en + demandeurs de services à distance (les profs qui n’ont plus de bureaux dans les facs par exemple, mais aussi les étudiants en formation à distance, ou les étudiants qui travaillent, etc), en utilisant les mêmes circuits (AIM, Yahoo,MSN etc) sans s’aliéner à l’un ou l’autre de ces circuits (pour mémoire, meebo permet de se connecter simultanément sur plusieurs services de messagerie instantanée). L’autre intérêt majeur de meebo est qu’il est « full web », comme disent les vendeurs de SIGB qui veulent faire branché ;-): donc pas d’installation locale, un simple navigateur suffit pour se connecter.
Paul Pival (aka the distant librarian) propose un truc tout bête pour garder la fenêtre de meebo à l’écran et continuer à naviguer par ailleurs (oui, le temps est définitivement au multitasking) avec Firefox : il suffit de paramétrer l’affichage de meebo dans la barre latérale de Firefox (ça doit pouvoir se faire avec IE,non ?). Il détaille la procédure dans ce post. Simple, mais il fallait y penser.

Medworm

medium_86288961_358c9a3988_m.jpgLe petit dernier qui m’avait échappé : Medworm est la version médicale de l’outil de recherche biblio-oriented de David Rothman Libworm. Medworm permet de rechercher dans + de 3000 fils rss de blogs, sites d’actualité, sites d’associations ou revues spécialisés. On retrouve également le classement par catégories (spécialités médicales, maladies, thérapies…) et le nuage de tags.

Plus fort que le factor

medium_rock.jpgVoilà quelquechose dont on a, à mon avis, pas fini d’entendre parler : l’eigenfactor. Il s’agit d’un outil d’évaluation des revues scientifiques, concurrent du facteur d’impact (« impact factor » en VO) mis au point par Eugene Garfield dans les années 60. C’est en fait un projet de recherche mené par Ted & Carl Bergstrom de l’Université de Washington, qui vise à développer de nouvelles méthodes d’évaluation de la recherche. Ce qui est intéressant ici, c’est que le projet prend en compte une échelle d’évaluation + importante (tout le réseau), qu’il traite aussi les citations dans les thèses, les magazines… et qu’il est lié à une autre réalisation du tandem Bergstrom, journalprices.com (dont j’avais parlé dans Biblioacid en novembre 2005), ce qui lui permet de fournir des informations tarifaires sur les revues analysées, et si ça c’est pas de la valeur ajoutée… Le tout en libre accès naturellement.

Certes ce n’est pour l’instant qu’un projet, et c’est pas demain que le célèbre Impact Factor sera détrôné, mais quand même, c’est un indicateur à suivre de près.

Pas de SAE au MIT

medium_419431744_16553575a7.jpgOu quand à la crise des périodiques s’ajoute la lutte anti-DRM : en effet, les bibliothèques du MIT viennent de supprimer leur abonnement à la base de données de la Society of Automotive Engineers, qui oblige les utilisateurs à installer un plug-in de gestion des DRM pour pouvoir consulter les documents. Interrogés par des profs et des bibliothécaires, les représentants de la SAE justifient la mise en place de cette mesure technique par la protection de leur droits de propriété intellectuelle, justification que les enseignants du MIT qui publient leurs travaux dans cette base ont du mal à avaler : « Si la SAE limite la diffusion de nos travaux et les rend plus difficile d’accès, les enseignants choisiront de publier ailleurs », selon un professeur d’aéronautique du MIT.
[vu sur OAN][crédit photo : miryorama]

Ratatouille de liens

medium_409101814_2192e3b51b_m.jpgMénage de printemps dans mon agrégateur, qui me permet de vous proposer cette ratatouille sciencepolitico-juridique :
Political Research Online est un projet collaboratif mené par l’Association américaine de sciences politiques (APSA), qui alimente une archive en Open Access de pré- et post-publications en sciences politiques.
Justia est une base de jurisprudence en droit américain, qui donne les références des décisions et permet de rechercher les références qui ont pu y être faites dans des sites de news, des blogs, etc.
Politicopia un wiki sur la législation de l’Utah, ou tout un chacun peut donner son avis sur les projets de loi proposés.
Life of a law student, un blog collaboratif américain alimenté par des étudiants en droit, qui traite du copyright et du droit des technologies, et présente la particularité de proposer des analyses de doctrine et de jurisprudence sous la forme de podcasts. Je n’ai pas trouvé d’équivalent (je veux dire avec podcasts) dans les blogs d’étudiants de droit en français recensés dans Juriblogs.

Dialogue de sourds

medium_antibruit.jpgJe viens de parcourir le rapport sur le livre électronique du projet de l’université numérique de Bretagne (UNRB) : on y voit qu’en dépit de l’investissement des bibliothécaires et des pouvoirs publics (il y a un budget UNR), il est très difficile de mettre en place une offre de livres électroniques conséquente ; en effet, en dehors des plateformes type Netlibrary ou des éditeurs d’ouvrages de référence (en l’occurence les éditions Francis Lefebvre), et malgré un processus technique de sécurisation opérationnel (authentification dans l’ENT) il n’a pas été possible de proposer d’autres contenus francophones. La partie 4 du rapport, concernant les négociations avec les éditeurs (français) est particulièrement édifiante : on a vraiment l’impression qu’éditeurs et BU sont sur des planètes différentes.

[via Biblio-fr]


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