Archive for the 'Archives Ouvertes' Category



AO et communication 2.0

7b444bd4a4529d95b307dd2bf639f687.jpgRePec (Research Papers in Economics), l’archive ouverte thématique en économie, vient d’ouvrir un blog.
Les objectifs affichés sont :
« – d’expliquer comment RePec fonctionne,
– de débattre des décisions politiques à prendre
– de permettre aux utilisateurs de faire des commentaires et des retours sur l’archive
– d’élargir l’audience des discussions menées au sein de l’équipe
– de permettre aux utilisateurs de participer à ce projet stimulant selon leurs possibilités
– d’informer sur les développements du mouvement des archives ouvertes susceptibles d’intéresser la communauté des économistes
– d’une manière générale, de discuter des modèles de diffusion des résultats de la recherche en économie et dans les disciplines associées
. »

Peu de posts pour l’instant, mais on y parle déjà de peer-review, de catégorisation des auteurs… toutes choses importantes pour le développement de l’archive, qui méritent d’être discutées sur la place publique, en complément des réflexions menées en interne par l’équipe de l’archive.

Initiative qui me fait réfléchir à la question de la communication autour d’une archive (attention, je réfléchis tout haut) : il me semble important de montrer ainsi que l’archive est vivante, avec des vrais gens pour la faire tourner, et n’est pas seulement une suite d’articles qui s’ajoutent mécaniquement, objectif pour lesquels l’outil blog fonctionne plutôt bien. Se pose alors la question du niveau auquel situer ce type de communication : local ou national ? (Je dérive évidemment sur la situation française). Au niveau local, il y a un intérêt : pour mettre en valeur une thématique de recherche ou la production globale de l’établissement, inciter un échange avec les utilisateurs de la communauté propre à l’archive, refléter le travail de sensibilisation (certains parlent « d’évangélisation ») mené auprès des chercheurs. Mais pas vraiment pour influer sur les orientations de l’archive, ni même pour débattre des choix techniques et politiques, qui sont faits au niveau national.

En même temps, ce serait intéressant aussi de pouvoir échanger, poser des questions, dialoguer avec l’archive nationale autrement qu’à travers un helpdesk ou un manuel d’utilisation. Mais j’ai l’impression que ce type de fonctionnement, qualifions le de « 2.0 » pour faire vite, n’est pas compatible avec l’organisation institutionnelle. Vous en pensez quoi, vous (enfin les 3 lecteurs qui n’ont pas décroché après « blog » :-)) ?
[credit photo : patbreana]

Du PEB à l’AO

db370f9e98c1e3a7b2b22a79f0d8cb65.jpg« Du PEB à l’AO : une transition naturelle

Quand les articles seront en libre accès, on n’aura plus besoin du Prêt Entre Bibliothèques (PEB). Il devrait y avoir globalement, une corrélation inverse entre le nombre d’articles en libre accès et le nombre de demandes de prêt entre bibliothèques : au plus il y a d’articles en libre accès, au moins il y a besoin d’utiliser le PEB.

Ce qui libèrerait des financements (sur les charges liées au PEB) et des ressources humaines. Les fonds récupérés pourraient être redéployés pour compenser les frais de traitement des articles et financer la publication en libre accès pour les chercheurs de l’université [dans le cadre du modèle auteur-payeur, NDLT]. Les économies les plus importantes en ressources humaines bénéficieraient aux grosses bibliothèques universitaires, celles qui ont les collections les plus importantes, qui sont aussi celles qui prêtent le plus.

On pourrait alors raisonnablement se demander si les personnels actuellement en charge du prêt entre bibliothèques ne pourraient pas être formés aux tâches de gestion de l’archive ouverte. A mon avis, les personnels experts du prêt entre bibliothèques ont de grandes compétences à apporter à l’archive : ils ont l’habitude de travailler avec des documents et avec des enseignants-chercheurs, dans une relation de face à face, et sont attentifs aux métadonnées et au contrôle de la qualité des documents transmis par voie électronique.

Travailler dans un domaine où l’activité et la demande ralentissent est déprimant ; travailler dans un domaine émergent où l’activité augmente est motivant. Une transition du PEB vers l’archive ouverte bien organisée, cela signifie que la bibliothèque aura plus de personnel disponible pour l’archive, selon un modèle qui reflète le changement dans les besoins. Et, ce qui est tout aussi important, une approche intelligente de cette transition pourra amener des bénéfices substantiels : dans le moral de l’équipe, et dans une culture organisationnelle ainsi plus positive. »

Heather Morisson, From interlibrary loans to institutional repository department: a natural transition.
[Crédit photo : wise wolf]

AO : questions sur les contenus

056d591c38091346893e758766ec5bb3.jpgLa bibliothèque de Cornell a sorti la nouvelle version de son archive institutionnelle : ecommons@Cornell. Elle héberge plus de 7 000 documents de toute nature : photos, thèses, articles de recherche, chapitres d’ouvrages… On y trouve même des travaux d’étudiants (en sciences de l’ingénieur), ce qui m’a fait penser à cet article (accès sur abonnement, tiens, je croyais que Sage était « open » pendant tout le mois de septembre, j’ai dû me tromper) de Margaret Pickton et Cliff McKnight, qui ont étudié la question des travaux d’étudiants dans les archives institutionnelles. Les responsables d’archives interrogés sont majoritairement pour l’inclusion des travaux d’étudiants, particulièrement les thèses et les mémoires. Et les auteurs insistent sur le fait que les projets d’AO doivent prendre en compte tous les acteurs susceptibles d’utiliser et d’alimenter l’archive, y compris donc les étudiants. Ce qui (re)pose la question du contenus des archives institutionnelles : doivent-elles être dédiées exclusivement à la recherche, auquel cas effectivement une archive centralisée suffit ? Ou bien être le reflet de toute la production numérique d’un établissement ? Mais dans ce cas, s’il y a multiplication des archives institutionnelles locales, quel intérêt alors de maintenir une archive nationale, ne vaut-il pas mieux travailler sur un outil de recherche moissonnant l’ensemble des archives locales ?

Bonne question pour démarrer la semaine… 😉
[Crédit photo : Jan Bakker]

Validation des contenus d’AO

1cc77ea384a74f7acdc57b47120c870e.jpgUn des arguments souvent avancés par les éditeurs commerciaux dans les débats sur l’Open Access, c’est que leur travail d’édition – au sens de mise en page, de correction, de relecture – apporte une valeur ajoutée à l’article brut produit par le chercheur. Deux études ont été menées récemment, analysant articles publiés et versions pre-print validées, qui concluent que finalement on ne sait pas, p’têt ben qu’oui, p’têt ben qu’non : chez certains le travail d’édition concerne essentiellement la bibliographie, chez d’autres des erreurs ont été ajoutées par inadvertance lors du processus d’édition… Or pour atteindre une masse critique de contenus, les chercheurs comme les utilisateurs doivent être rassurés sur la qualité des informations disponibles dans l’archive. Cette question de la crédibilité des archives ouvertes est essentielle, et Alma Swan, qui rapporte ces infos sur son blog, insiste sur la nécessité pour le lecteur de savoir si ce qu’il consulte dans une archive ouverte est bien une version validée ; le JISC, conscient du problème, a lancé une nouvelle initiative, VALREC, un programme pour garantir la validité des données déposées dans les archives institutionnelles, qui passe par la définition de niveaux de validation, puis par le développement d’un outil automatisé de vérification des différentes versions d’un même article.

[crédit photo : Pulpolux]

Les projets d’archives ouvertes : état des lieux des initiatives

5947b7b7657513236ac852a29144f8e7.jpgLors de mon dernier passage à i-expo, j’assisté à la séance plénière du jeudi 14/06/2007 intitulée « Les projets d’archives ouvertes : état des lieux des initiatives au plan international, européen et français ».

Je vous livre ici mes notes sur cette demie journée plutôt riche :
Introduction (F. André, INIST)
Les archives ouvertes sont arrivées à une certaine maturité, le soutien institutionnel fort dont elles font l’objet le prouve. Il reste cependant quelques problèmes à régler, notamment : le lien entre AO et publications scientifiques, la structuration au niveau national, la question de l’évaluation.

Jean-Claude Guédon (Université de Montréal)
Rappel : 2 voies pour arriver à l’OA :
– La publication dans des revues en OA
– L’auto-archivage dans des AO
f55ee18c71c6926cfb1dac9f81918259.jpgLa thèse de l’auto-archivage est devenue dominante à cause du problème du financement des revues en OA (inversion de la tendance)
L’état devrait compter les coûts de publication dans le coût global de la recherche. Les éditeurs commerciaux opposent à ce mode de fonctionnement le fait qu’ils sont, eux, indépendants du pouvoir – c’est un handicap supplémentaire pour les revues en OA.
Paradoxe : le rôle de dissémination des AO a été bien compris par les éditeurs qui ont, en autorisant l’auto-archivage sur les AO, contribué à l’évolution du mouvement. Celui-ci a connu une accélération quand l’ARL via SPARC a décidé de pousser la création d’AO par les bibliothèques, notamment en développant des solutions techniques (Dspace, E-prints…)
Problèmes :
– La logique de l’institution n’est pas forcément celle de la recherche : une AO est une vitrine, mais si on met toute la production de l’établissement, cela génère du bruit pour les chercheurs.
– Le dépôt dans l’AO est vu comme un travail en +, il n’y a pas d’obligation de dépôt, d’où la stagnation à 15-20% : les AO croissent, mais elles n’ont pas atteint une masse critique pour remettre en cause le système.
71a753f5d725fc5e9b7fc2213606daa7.jpgDébat sur le système de communication scientifique : les résultats de la recherche doivent-ils être réservés aux chercheurs, ou bien peuvent-ils être librement accessibles à tous ? On trouve des partisans de cette dernière approche parmi les médecins éloignés des CHU, ou les associations de patients. Pour les SHS il y a aussi des similarités : l’enseignement secondaire pourrait bénéficier des travaux de recherche, démarche qui, à terme, favoriserait l’échange citoyen (circulation d’une information vivante, pas filtrée par le prisme des programmes, de l’état).
Comment les AO se situent-elles dans la communication scientifique ?
– elles créent de la valeur symbolique autour des articles : en tissant des réseaux entre elles (par type de documents, par discipline…)
– elles pourraient être un nouvel outil d’évaluation de la recherche : de nouvelles métriques restent à inventer autour des AO, pour sortir du circuit de l’évaluation par les citations dominé par les outils de l’ISI. Elles pourraient prendre la forme de guides de lecture, d’outils de recommandation (type guide Michelin)
Les universités disposent d’ores et déjà d’un corpus de travail important pour tester et innover : les thèses.

J. Fernandez-Ros (DG sur la société de l’information et des médias, Commission européenne)
Sa présentation (ici en .pdf) est très complète.
Quelques points forts :
– la situation est très différente selon les pays (UK vs reste de l’Europe).
– il est fortement question que la CE finance les frais de publication des chercheurs qui publieraient dans les revues en OA (les frais de publi seraient éligibles à un financement).
– des études sur les pratiques d’embargo et sur l’impact des revues en OA sont en cours.

39f166f3bce060c8dbcb7888e9f1c578.jpgTable ronde
G. Chartron (CNAM) [son .ppt en .pdf]
Credo initial : AO disciplinaires, or ce sont les AO institutionnelles qui dominent (80%)
Du coup ce ne sont plus les résultats de la recherche qui dominent : l’objet « AO » est mal défini.
En France, la politique choisie est fortement centralisée, mais il y a une fracture avec les petits éditeurs (surtout en SHS). Les AO concentrent, mais ne sont pas les seules sources : la cohabitation avec les revues va se poursuivre – risque de substitution à long terme pour les petites structures.
Des liens avec le monde des éditeurs existent (Sherpa), mais il y a peu d’échanges (de métadonnées notamment)
Enjeux autour des AO (et de ce qu’on va en faire) : services de veille, overlay journals – les AO permettent une + grande créativité et un enrichissement scientifique.

O. Erzscheid (IUT La Roche sur Yon) – L’évaluation va-t-elle être influencée par les AO ?
Modes d’évaluation actuels : peer-review / facteur d’impact
Les AO englobent des articles validés et des pre-prints.
En 2006, l’index de citation d’ISI (SCI) comptabilisait 9300 titres de revues, dont 2,6% en OA – le DOAJ liste 2721 revues en OA.
14f00954036993616ac27b1ce95d8648.jpgProblèmes du peer-review :
– anonymat
– longueur du processus (entre 6 mois et 2 ans ou +)
– coût
– rôle de filtre pas forcément assuré : les articles refusés finissent par être publiés quand même
– + de la moitié des reviewers arrivent à identifier les auteurs…
Alternatives :
– Enfermement : anonymisation totale (aucun intérêt)
– Ouverture du processus :
* Open peer-review : levée de l’anonymat des pairs – critiques + argumentées, les pairs non compétents peuvent refuser de valider, ce qui n’est pas toujours le cas quand ils sont anonymes
* Ouverture à tous les commentaires : avant, pendant, après le processus de validation.
Facteur d’impact :
– Inadapté pour les SHS. De nouvelles métriques apparaissent (facteur d’usage = nombre de téléchargements par exemple)
– Projet de création d’un facteur d’impact européen pour les humanités en standby – résistances culturelles, résistances de marché. Cela dit le marché de la citation est perdu pour les éditeurs s’ils n’investissent pas dans des modes opératoires différents (cf Google Scholar).
– Solution : Création d’un portefeuille de métriques pour prendre en compte l’écosystème de la publication scientifique.

b3ef2de6a64e5b053dfececa96d25b50.jpgA. Caminade-Mendoza (Toulouse 1) – Aspects juridiques
Pour l’instant le droit reste un spectateur passif du phénomène : interventions ponctuelles quand on rencontre un problème avec les éditeurs classiques.
La position des éditeurs est clarifiée par des outils comme Sherpa/Romeo.
Le droit est quand même bousculé par le mouvement vers l’accès libre à la connaissance :
– la recherche doit rester un bien public (recommandation européenne)
– le savoir n’est pas une propriété (liberté), mais il y a des monopoles (droit d’auteur privatif, exclusif)
L’obligation de dépôt ne rencontre pas l’adhésion des chercheurs ; le phénomène est largement méconnu par les juristes (chercheurs en sciences juridiques) ; les éditeurs commerciaux du secteur juridique forment un lobby très puissant, qu’il est difficile de contester (certains auteurs ont payé pour publier).

Auto-archivage : l’exemple des physiciens

medium_374530959_96a7b6d6de_o.jpg« Les physiciens des hautes énergies ont été les premiers à auto-archiver leurs publications dans ArXiv tout en les publiant aussi dans les revues de l’American Physical Society (APS). En utilisant la force de leur nombre, les physiciens ont réussi à faire changer les règles du copyright de l’APS. L’auto-archivage permanent des publications dans ArXiv a finalement été admis par l’éditeur.

Le copyright de l’APS est devenu le premier modèle de copyright de « revue verte » (revue qui autorise l’auto-archivage) et aujourd’hui, plus de 10 ans après, les périodiques de APS ne semblent pas en faire les frais.

Pour parler encore de l’esprit d’indépendance des physiciens qui contraste tant avec la réticence des chercheurs des autres disciplines, je rappellerai qu’Alma Swan a trouvé en octobre 2005 que 7 articles sur 8 du premier numéro de “Nature Physics” étaient en ligne accessibles librement quelque part, alors que ce périodique exige un embargo de 6 mois pour l’auto-archivage.

Il paraît donc évident que l’avantage de rendre visible leurs publications à tous et le plus rapidement possible a bien été compris par les physiciens et qu’ils n’attendent pas le bon vouloir des éditeurs de donner des droits (ce bon vouloir ne viendrait pas seul) : ils le provoquent. »

Hélène Bosc, sur Opening scientific communication, le blog du groupe de travail sur le libre accès d’Euroscience, l’association européenne pour la promotion de la science et de la technologie.

OA en débat aux Pays-bas, AO ici-bas

medium_197510321_e075fb4009_m.jpgIl y a de la tendance dans l’air : la bibliothèque de l’Université technologique de Delft en Hollande organise le 19 avril prochain un symposium sur l’Open Amedium_couperin.jpgccess, au cours duquel seront abordées les questions de l’accessibilité et des coûts de l’information scientifique à l’ère numérique. Un wiki sur l’OA a été mis en place pour l’occasion.
Par ailleurs, le consortium Couperin organise le 21 mai prochain une journée d’étude sur les archives ouvertes et leur mise en place dans les établissements d’enseignement supérieur. Un blog a été mis en place pour l’occasion – ben oui, le wiki c’était déjà fait ;-))

Et puis, mince, pour une fois on fait les choses en grand : je me suis laissée dire que c’est Stevan Harnad himself qui inaugurera la journée…

Facs de droit et archives ouvertes

medium_360946284_3adbe92779.jpgDans ce post du Law librarian blog, un blog collaboratif animé par des bibliothécaires de BU droit, Carol Parker, directrice de la bibliothèque de la faculté de droit de l’Université du Nouveau Mexique expose les résultats d’une recherche qu’elle a effectué en juillet 2006 sur l’utilisation des archives ouvertes par les facultés de droit.
Sur les 77 archives qu’elle a identifié, 87% sont hébergées soit par le réseau de recherche juridique (« Legal scholarship network ») du Social Science Research Network, soit par le système de stockage de l’éditeur Bepress (dont j’ai déjà parlé). Ce sont des systèmes payants, qui permettent d’archiver la production des chercheurs sans avoir à gérer les aspects techniques d’une archive.
Ce qui est significatif d’après Carol (et je partage son avis), c’est que sur ces 87%, près d’une vingtaine de facultés font partie d’une université qui a mis en place une archive ouverte… Elles ont donc fait le choix d’un service payant alors qu’elles pouvaient bénéficier gratuitement du même service via leur université.
S’il on peut comprendre que ces facultés souhaitent bénéficier d’une plus grande visibilité à travers les réseaux existants (comme le SSRN), il est est quand même dommage qu’elles n’utilisent pas l’archive de leur institution, qui est de fait plus ouverte que les archives sus-citées, en cela qu’elles permettent la plupart du temps de déposer tout type de documents, ce qui n’est pas forcément le cas des archives thématiques payantes, généralement axées sur les pré-publications ou les documents de travail. Carol Parker prend l’exemple d’un jugement fondamental pour le droit du Nouveau Mexique datant de 1974, qui a été numérisé et mis en ligne dans une archive ouverte institutionnelle, et a donné lieu depuis à plusieurs articles de recherche.

Je suis intriguée par le fait que ces facultés n’aient pas choisi de coopérer et de monter leur propre archive disciplinaire, comme cela s’est fait par exemple en économie avec Nereus (mais c’est européen) : est-ce lié au droit, qui ne me semble pourtant pas un domaine si concurrentiel ? Est-ce, plus prosaïquement, parce que ça revient moins cher de passer par un prestataire commercial ?
Nous n’avons – hélàs 😉 – pas encore ce type de problème en France…

Editeurs francophones et AO

medium_350654518_a06d21f3e7_m.jpgVoici ce que j’ai envoyé mi-novembre 2006 à quelques éditeurs de SHS :
« Bonjour,

Les universités et les organismes de recherche internationaux se sont depuis quelques années lancés dans la mise en place de serveurs d’archivage institutionnels destinés à abriter et promouvoir les travaux de recherche publiés par leurs enseignants et chercheurs.
Le mouvement commence à s’étendre à la France, au niveau national (cf plateforme HAL du CNRS) comme au niveau local (divers projets en cours dans les universités). Si les disciplines scientifiques sont les plus représentées dans ces archives, les sciences sociales ne sont pas en reste, comme le montre la déclinaison SHS de la plateforme du CNRS mentionnée ci-dessus.

Ces archives sont peuplées de multiples types de documents, dont en majorité des articles publiés dans des revues scientifiques. Il peut s’agir de versions avant publication ou après publication des articles proposés aux comités de lecture des revues. Un grand nombre d’éditeurs internationaux figure dans le répertoire ROMEO/SHERPA, qui liste les politiques des éditeurs en matière d’auto-archivage (pré- ou post-publication ou après publication, avec un embargo ou pas, etc.).

Je n’y ai pas trouvé les éditions Lajurloz.

Mon université étant susceptible de mettre en place un projet de ce type dans les années à venir, je souhaite connaître la position des éditions Lajurloz en ce qui concerne l’auto-archivage par les auteurs de leurs publications sur les archives institutionnelles ouvertes. Je vous remercie par avance de transmettre mon message à une personne susceptible de me fournir une réponse officielle sur ce sujet. Cordialement, etc. »

Ce message n’a reçu à ce jour aucune réponse. Que dois-je en déduire ?
– Que qui ne dit mot consent ? 😉
– Que ces éditeurs n’ont pas d’opinion sur la question ? Qu’ils ne sont pas sensibilisés au phénomène des archives ouvertes, de l’Open Access ?
– Que je suis un cas isolé qui ne mérite même pas un accusé de réponse ? J’ai peine à croire que personne dans les BU n’ai jamais posé la question… De fait, tout témoignage sur une démarche similaire à la mienne m’intéresse, contactez-moi à marlene.delhaye[chez]gmail.com.

Parce qu’on a beau discuter sur les archives ouvertes (sur ce qu’elles sont, à quoi elles servent, comment ça marche, etc), si on n’a pas dès le départ la position des éditeurs, on ne pourra pas faire grand-chose : ni sensibiliser les chercheurs, ni faire évoluer la position des éditeurs réfractaires, ni au final remplir nos archives, ce qui est quand même dommage, vu le temps (et l’argent) que ça mobilise dans les universités en ce moment.

i-expo 2006 : les archives institutionnelles

Juste 2 remarques connexes sur i-expo cette année :
– le salon est désormais vraiment riquiqui, du reste les éditeurs de certains domaines (juridique notamment) sont carrément absents.
– ça y est, blogs, wikis et rss sont entrés dans le « mainstream » : il y avait foule aux conférences sur cette thématique – j’ai même vu Olivier « hard blogging scientist » Ertzscheid, de loin 🙂

Sinon, j’ai mis mes notes en ligne sur Writely (notes sur l’atelier La mise en place des archives institutionnelles en IST et notes sur la conférence Nouvelles stratégies de production et de diffusion de l’IST).

Souvenirs en vrac :
– l’évolution des métiers de la doc est inéluctable, et les fonctions de catalogage et de magasinage ont fait long feu
– les chercheurs ont quand même besoin d’une assistance tant au niveau de la recherche que du dépôt dans les archives ouvertes – ouf ! ;-))
– l’archivage ouvert comme unique source d’information ne convient pas à toutes les disciplines, les modèles économiques traditionnels et OA doivent cohabiter pendant encore un certain temps.
Je ferai une mise à jour dès que les présentations des différents intervenants seront en ligne.

Update : Ca y est, les présentations sont en ligne ici pour l’atelier, et pour la plénière.


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