Archive for the 'Profession' Category



Un petit conseil

1290565748_7448a210a9_m.jpg« Ne vous tournez pas vers les métiers des bibliothèques si vous n’aimez pas l’informatique. Si vraiment vous préférez les livres, optez plutôt pour la librairie ou l’édition, mais pas les bibliothèques. »

La directrice du département SIB de l’Université d’Aberystwyth, dans Shh, this is a digital library, un article du TimesOnline.
[photo : bookgrl]

Une journée de bibliothécaire

269737140_e0b1e8e733_m.jpg« Vous travaillez dans une petite bibliothèque municipale, où vous faites un peu de tout. Vous commencez votre journée en feuilletant des catalogues d’éditeurs de bases de données et des critiques de livres du Library Journal, pour choisir les titres à ajouter à vos collections. Ensuite, en route pour le bureau de référence, où les usagers viennent formuler toutes sortes de demandes. Parfois, elles sont ésotériques, souvent, c’est « Pouvez-vous m’indiquer les toilettes ? »

Plus tard, vous donnez une formation sur Google pour les utilisateurs avancés. Après, retour au bureau de référence, mais vous êtes bien vite interrompu par un groupe d’enfants turbulents, et vous voilà transformé en maîtresse d’école : « Calmez-vous, ou vous devrez partir ». Vous finissez la journée par des lectures d’articles sur la « bibliothéconomie automatisée » : des systèmes de stockage des données qui permettent aux usagers d’accéder aux ressources documentaires sans passer par un véritable bibliothécaire. Demain, décidez-vous, vous écrirez une demande de subvention pour la mise en place d’un kiosque informatique pour aider les usagers à trouver de l’information sur la santé. »

Une journée de bibliothécaire selon le baromètre des carrières d’US News, qui classe en 2009 le métier de bibliothécaire parmi ceux « qui offrent d’importantes perspectives et une forte satisfaction au travail ».
[photo : librarianavangers]

Positionnement

490804338_34b5ce8b71_m.jpg« La plupart des bibliothèques ont des sites depuis longtemps, qui ont vraisemblablement des scores élevés sur Google. Tout ce qu’il vous faut maintenant, c’est de nouveaux contenus pour maximiser votre classement. Vous pouvez tirer profit des blogs pour cela, ou bien créer des bibliographies thématiques sur des sujets d’actualité, ou encore juste poster des critiques de livres sur votre site. Cela peut être aussi simple que ça.

J’ai entendu récemment lors de conversations des bibliothécaires déplorer le fait que personne ne consulte leurs sites. En fait, c’est vrai pour un bon nombre de sites web de bibliothèques. Mais cela peut changer !

Nous devons positionner nos sites comme des endroits qui valent la visite. Ils ne doivent pas être une simple entrée vers le catalogue en ligne. Il doit y avoir autre chose que des listes de résultats sur nos sites. Nous devons changer nos contenus, les mettre à jour, et permettre à nos utilisateurs de nous répondre via nos sites. A nous de décider si nous voulons que nos sites méritent que nos personnels y passent du temps. Si ce n’est pas le cas, pourquoi mériteraient-ils que nos usagers y passent du temps ? »

Lu chez Sites and soundbytes, à propos de l’intérêt pour les bibliothécaires de comprendre comment Google fonctionne.
[photo : pulpolux]

SLJ’s All together now

fe2805058f2d7293cf52f25013eab4d4.jpgLa revue professionnelle School Library Journal organise cet été All together now, une session de formation 2.0 en ligne ouverte à tous. L’objectif de ce type de programme (à l’instar de Learning 2.0, lancé en juillet 2006 par Hélène Blowers de la bibliothèque de Charlotte Mecklenburg County, ou de Five weeks to a social library) est « d’encourager les personnels à expérimenter et à apprendre à utiliser les technologies émergentes qui redefinissent le contexte de la diffusion de l’information par internet aujourd’hui. » La formation est basée sur l’exploration d’outils « émergents » genre blogs, wikis, réseaux sociaux, podcasts, RSS… bref 12 thèmes au total qui vont être abordés d’ici la fin août. Et c’est, excusez du peu, Michael Stephens, bibliobloggueur de référence sur Tame the web, qui pilote l’opération.

On peut suivre les blogs des participants (plus d’une soixantaine) sur ce blog, ou sur l’univers Netvibes « All together now » créé pour l’occasion.
Et par ici, malgré une vague agitation, toujours rien de concret…
[photo : emadivine]

Diffusion ou infusion ?

8b9dce218f1359ab1ed380d3e8ee0f37.jpg« Actuellement, mon hypothèse est que les bibliothécaires ont 2 façons d’acquérir des savoirs professionnels : soit par diffusion occasionnelle, soit par infusion continue. Je suis une inconditionnelle de la méthode de l’infusion continue. Je lis de la littérature professionnelle chaque jour, des biblioblogs et des blogs techniques et des revues en ligne et des rapports et des compte-rendus de conférences et tout ce que vous voulez. Je ne lis pas au hasard, je ne peux pas me le permettre. Je ne lis pas certaines personnes de mon propre domaine, souvent parce que leur lecture fait monter ma tension pour rien. Parfois je balance des rapports une fois que l’ai lu la fin du résumé ; ça ne vaut pas la peine. Parfois c’est tellement mauvais que je ne peux que jurer intérieurement et passer à autre chose. Et même comme ça, tous les jours je lis quelquechose. Quoi que ce soit.

Mes habitudes de lecture ne sont pas parfaites, la plupart de la « littérature » m’échappe. Cela allait mieux quand je faisais de la formation à l’automne dernier, parce que les cours avaient lieu dans la bibliothèque de l’école des sciences de l’information et des bibliothèques, et que j’étais à proximité immédiate des nouvelles revues au format papier. Cela irait mieux si plus de revues en SIB proposaient leurs sommaires par fils rss ; je fais l’effort de creuser un peu les infos qui me paraissent intéressantes une fois que j’en ai eu connaissance. Pour être honnête cependant, la plus grande partie de ma veille professionnelle se passe dans mon agrégateur Bloglines ces jours ci.

Quand même. Chaque jour. Chaque jour je lis quelquechose.

J’ai le sentiment que bon nombre de mes collègues préfèrent la méthode de la diffusion occasionnelle : vous allez à une conférence ou à un atelier ou à n’importe quelle sorte de réunion. Vous recevez ce que l’on vous dispense par à coups concentrés. Vous ramenez ce que vous avez appris. Vous reprenez votre travail et vous laissez filer, parce que vous êtes trop occupé pour lire, jusqu’à la prochaine conférence.

Je suppose que ça doit très bien marcher pour eux. C’est juste que je ne peux pas, vraiment pas, imaginer de fonctionner comme ça moi même. J’aurai l’impression d’avoir perdu la vue ou l’ouïe. »
Dorothea Salo, à propos des bibliothécaires qui n’ont jamais le temps de faire de la veille professionnelle.
[photo : drauh]

Formation première

0835a958a1a78762c50487e309f501cb.jpg« Quand j’étais à l’école des bibliothécaires, j’ai appris à mener un entretien de référence, bien que je n’ai jamais eu l’intention de faire du service de référence.

Quand j’étais à l’école des bibliothécaires, j’ai appris les bases du MARC, bien que je n’ai jamais eu l’intention d’être un catalogueur.

Quand j’étais à l’école des bibliothécaires, j’ai appris ce que c’était qu’un instrument de recherche, bien que je n’ai jamais eu l’intention d’être un archiviste.

Quand j’étais à l’école des bibliothécaires, j’ai appris les bases de la gestion et du budget, bien que (à ce moment-là du moins) je ne pensais pas que je finirais par faire de la gestion de bibliothèque.

C’est juste le reflet de la réalité d’une profession avec de multiples spécialisations. Vous apprenez les bases de choses que vous n’utiliserez jamais. Pas de problème avec ça, et pas besoin de discours idéologique sur « le coeur du métier » pour justifier cela. Le fait que « ce sont des choses que font les bibliothécaires » suffit.
8efdabda605ce8d1f7835141dce8537d.jpgQuand j’étais à l’école des bibliothécaires, on ne m’a pas appris à faire tourner un serveur. On ne m’a pas appris comment évaluer des logiciels et du matériel pour pouvoir en acheter. On ne m’a pas appris quelles lois s’appliquaient pour les usagers et pour les ordinateurs. On ne m’a rien appris sur la numérisation. On ne m’a pas appris à créer une page web, et encore moins à programmer.

A croire que ce ne sont pas des choses que font les bibliothécaires. A croire que je ne suis pas une bibliothécaire ? »

C’est juste un petit extrait d’un récent post de Dorothea Salo sur Caveat Lector (à lire en entier), qui plaide pour la reconnaissance des compétences informatiques dans le métier et des spécificités des bibliothécaires système (des bibliothécaires électroniques, appellez-les comme vous voulez).

Et bien sûr je ne peux qu’approuver, étant actuellement « à l’école des bibliothécaires » : je confirme, on apprend toujours le MARC, la Dewey, Rameau.

A faire tourner un serveur ? A faire un cahier des charges ? A parler le XML couramment ? Ou bien, pour sortir des pratiques techno-centrées, à monter et animer une séquence de formation ? A concevoir une campagne de communication ? A analyser des statistiques ? Non. Toujours pas.
[Photos : American libraries]

Invitez-moi si…

7e03af6eee073aabe30801dc4246e963.jpg… si votre journée d’étude porte sur des applications concrètes des outils web 2.0 : animer un atelier sur les wikis, montrer comment on monte un blog, comment on se sert de del.icio.us etc…
… si votre table ronde a un lien avec mes domaines de prédilection (la doc électronique (au sens large), les outils 2.0…)
… si votre table ronde en est vraiment une, et pas une succession de présentations .ppt commentées à toute vitesse 😦
… si vous avez prévu de me payer (un peu) : les frais de transport et d’hébergement, c’est un minimum 🙂

Ben oui, j’ai reçu les mêmes invitations que nicomo
[Photo : Juju T]

Bibliocompétences en BU

ce6dd012c27f4e73c09a5f1a12ddc17f.jpgVu sur Rose’s library, une autre liste de compétences pour les bibliothécaires de BU (ce qui me semble se rapprocher le plus de « research librarians ») ; j’y remarque plus particulièrement :
• Pouvoir aider les utilisateurs à se tenir à jour, par exemple avec les fils rss (Help with updating services eg RSS feeds etc)
• Pouvoir fournir des tutoriels en ligne sur tous les aspects de la production des thèses (Provides online tutorials on every aspect of thesis production)
• Soutenir l’OA (Supports open access)
• Etre pro-actif dans les archives ouvertes, savoir comment moissonner les ressources en ligne (Actively involved in institutional repositories; find ways of ‘harvesting e-resources’)

Ce ne sont pas des compétences que nous avions listé dans les pré-requis pour un bibliothecaire 2.0 (sauf pour rss), mais elle pourraient y figurer, il me semble.
[crédit photo : Vidiot]

Second life pour le web de l’Enssib

Tiens, l’Enssib a mis en ligne son nouveau site web ! Nouvelle charte graphique, couleurs sobres qui font « pro » (pour des tons plus « funky », rassurez-vous, Formist n’a pas changé ;-)), plus de photos, et même 3 fils rss (dont celui du tour de toile, normal) ! Le reste de l’attirail 2.0 n’a pas encore pointé son nez, mais quelquechose me dit que ça viendra…

Second life vs Quart monde

db1a8bcd999e7d87b9bcb1d26b3ab2db.jpg« J’ai du mal à croire que des bibliothécaire jeunesse aient du temps pour servir des usagers virtuels. Ceux qui ont du temps de libre ont toujours la possibilité d’aider des enfants dans le cadre de Big Brothers Big Sisters [une association d’aide à la petite enfance], d’aller faire la lecture dans l’école du coin, de choisir des livres pour le centre de détention juvénile, d’aller faire du bénévolat pour une bibliothèque scolaire en sous-effectif, de collecter de l’argent pour First Book [une association qui fournit des livres aux enfants de familles défavorisées], ou d’aller faire la lecture dans un foyer pour femmes. Toutes ces activités auraient un impact bien plus important sur l’alphabétisation. Elles pourraient même, en fait, changer la vie de ces gens, au lieu de ne fournir qu’un divertissement. »
Charlotte Glover, bibliothécaire de la Ketchikan Public Library (Alaska), à propos de Second Life.

Cet extrait de son courrier à la revue American Libraries est commenté par John Gehner sur la liste PUBLIB comme suit :
« L’an dernier, la pauvreté a augmenté dans 85% des comtés de l’Illinois. Je n’ai pas encore comparé avec les 49 autres états. Mais il est parfois décevant de penser que quelques uns des meilleurs professionnels de l’information consacrent leurs talents considérables aux habitants d’un monde virtuel basé sur les loisirs, plutôt qu’au monde réel, plein de millions de gens luttant pour une vie meilleure chaque jour.
Je suis reconnaissant à Jessamyn West et à d’autres de nous recentrer sur la réalité de la fracture numérique.
Dans ma bibliothèque, nous proposons un espace numérique et des connexions wi-fi. Les usagers qui peuvent se payer des portables apprécient les accès wi-fi illimités et les téléchargements rapides.
Les usagers qui ne peuvent pas se payer de portable sont limités à une heure d’accès internet par jour, avec 2 sessions supplémentaires de 15 minutes quand l’espace numérique n’est pas trop plein, et sont restreints pour la bande passante (qu’ils partagent simultanément avec le personnel et les autres usagers) quand il est surchargé.
Il y en a toujours pour insister sur le fait que ce n’est pas à nous de rectifier cette sorte d’inégalité, et arguer que n’importe qui peut obtenir ce qu’il ou elle veut en travaillant un peu plus, en y mettant du sien. Mais des preuves criantes suggèrent qu’il en va autrement. »

Lire l’intégralité du post.
[crédit photo : brewbooks]


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