Archive pour octobre 2007

AO et communication 2.0

7b444bd4a4529d95b307dd2bf639f687.jpgRePec (Research Papers in Economics), l’archive ouverte thématique en économie, vient d’ouvrir un blog.
Les objectifs affichés sont :
« – d’expliquer comment RePec fonctionne,
– de débattre des décisions politiques à prendre
– de permettre aux utilisateurs de faire des commentaires et des retours sur l’archive
– d’élargir l’audience des discussions menées au sein de l’équipe
– de permettre aux utilisateurs de participer à ce projet stimulant selon leurs possibilités
– d’informer sur les développements du mouvement des archives ouvertes susceptibles d’intéresser la communauté des économistes
– d’une manière générale, de discuter des modèles de diffusion des résultats de la recherche en économie et dans les disciplines associées
. »

Peu de posts pour l’instant, mais on y parle déjà de peer-review, de catégorisation des auteurs… toutes choses importantes pour le développement de l’archive, qui méritent d’être discutées sur la place publique, en complément des réflexions menées en interne par l’équipe de l’archive.

Initiative qui me fait réfléchir à la question de la communication autour d’une archive (attention, je réfléchis tout haut) : il me semble important de montrer ainsi que l’archive est vivante, avec des vrais gens pour la faire tourner, et n’est pas seulement une suite d’articles qui s’ajoutent mécaniquement, objectif pour lesquels l’outil blog fonctionne plutôt bien. Se pose alors la question du niveau auquel situer ce type de communication : local ou national ? (Je dérive évidemment sur la situation française). Au niveau local, il y a un intérêt : pour mettre en valeur une thématique de recherche ou la production globale de l’établissement, inciter un échange avec les utilisateurs de la communauté propre à l’archive, refléter le travail de sensibilisation (certains parlent « d’évangélisation ») mené auprès des chercheurs. Mais pas vraiment pour influer sur les orientations de l’archive, ni même pour débattre des choix techniques et politiques, qui sont faits au niveau national.

En même temps, ce serait intéressant aussi de pouvoir échanger, poser des questions, dialoguer avec l’archive nationale autrement qu’à travers un helpdesk ou un manuel d’utilisation. Mais j’ai l’impression que ce type de fonctionnement, qualifions le de « 2.0 » pour faire vite, n’est pas compatible avec l’organisation institutionnelle. Vous en pensez quoi, vous (enfin les 3 lecteurs qui n’ont pas décroché après « blog » :-)) ?
[credit photo : patbreana]

Il est libre, Max

2e3260ef4b7caa58667996439fda8d95.jpgLa Max Planck Society, qui est, en gros, l’équivalent allemand de notre CNRS, vient d’annoncer qu’elle ne renouvellera pas en 2008 son abonnement aux 1200 titres de l’éditeur Springer. « Une évaluation des statistiques d’usage et des comparaisons avec d’autres grands éditeurs ont montré que Springer demandait pour ses revues environ le double du prix considéré comme acceptable par la Max Plack Society. »
La Max Planck Society est l’une des institutions à l’initiative de la Déclaration de Berlin, acte de naissance du mouvement de l’Open Access. Je trouve donc cela assez cohérent, comme action.
[credit photo : jpctalbot]

Mon podcast dans ton iTunes U

832288e864535f9fa50133c54ce33d1f.jpgDans la série « Mais pourquoi les institutions culturelles devraient-elles se mettre aux technologies 2.0 ? », raison n°475 : parce que des contenus numériques qu’elles produisent peuvent se retrouver là où on ne les attend pas forcément, certes, mais là où vont les utilisateurs, par exemple sur iTunes U, la version d’iTunes pour les contenus universitaires, qui propose à présent, en plus des ressources pédagogiques, une rubrique Beyond Campus, dans laquelle sont mis en avant les contenus du MoMa, de la Smithsonian, de l’Arizona Sate Museum, par exemple.

iTunes U, ce sont pour l’instant près d’une trentaine d’universités partenaires, uniquement américaines, qui diffusent par ce biais des milliers d’heures de cours, de conférences et autres séminaires sous forme de podcasts.

Et là je me dis, bêtement sans doute : mais pourquoi les universités françaises qui ont répondu à 92% au projet « nouveaux moyens de diffusion (du type baladodiffusion) » dans le cadre de l’appel d’offres MIPE 3, ne mettent-elles pas leurs contenus sur iTunes U ?
[credit photo : abacus]

La journée d’un bibliothécaire 2.0

59d0a341e32d3fc54954141ae3231d66.jpgDavid Lee King, responsable de la bibliothèque numérique publique de Topeka & Shawnee, raconte dans ce post ce qu’il fait au cours de sa journée de travail :

– assisté à une réunion sur l’évolution des projets autour de Second Life

– assisté à une réunion sur l’année électorale à venir et les possibilités en matière de contenus numériques (blogs, partenariats,…)

– créé un brouillon de directive en terme de contenus et de personnel pour la bibliothèque numérique, et l’ai envoyé à notre groupe sur les directives pour validation

– salivé devant le nouveau iPod Touch de la bibliothèque – le dernier arrivé de nos joujoux technologiques !

– travaillé sur un projet de signalisation électronique – récupéré des infos sur les panneaux et les bornes LCD, puis les ai refilées à quelqu’un d’autre pour trouver les tarifs (et puis j’ai déjeuné)

– joué les garçons de courses, pris un café

– rédigé un compte-rendu annuel pour quelqu’un

– bidouillé sur Second Life jusqu’à ce que mon ordi plante sérieusement (avec l’écran bleu et tout…)

– redémaré, et travaillé sur des images et des captures d’écran pour une présentation sur Second Life lors de la conférence Internet Librarian 2007

– décidé de prendre mes propres clichés de notre projet SL pour les ados, donc retour sur Second Life… balade autour de notre île pour prendre des photos

– allumé mon Mac, mis à jour ma présentation sur Keynote avec mes clichés

– créé des pdf des présentations à venir et des supports papier

– tout au long de la journée : consulté une tonne de blogs, lu et répondu à des mails, jeté un oeil à Twitter (et essayé Twitteroo pour la deuxième fois)

– et, bien sûr, rédigé ce post !
[photo : davidleeking of course !]

Information R/evolution

Nouvel opus de Michael Welsch, auteur de l’emblématique The machine is Us/ing us :

Bibliocompétences en BU

ce6dd012c27f4e73c09a5f1a12ddc17f.jpgVu sur Rose’s library, une autre liste de compétences pour les bibliothécaires de BU (ce qui me semble se rapprocher le plus de « research librarians ») ; j’y remarque plus particulièrement :
• Pouvoir aider les utilisateurs à se tenir à jour, par exemple avec les fils rss (Help with updating services eg RSS feeds etc)
• Pouvoir fournir des tutoriels en ligne sur tous les aspects de la production des thèses (Provides online tutorials on every aspect of thesis production)
• Soutenir l’OA (Supports open access)
• Etre pro-actif dans les archives ouvertes, savoir comment moissonner les ressources en ligne (Actively involved in institutional repositories; find ways of ‘harvesting e-resources’)

Ce ne sont pas des compétences que nous avions listé dans les pré-requis pour un bibliothecaire 2.0 (sauf pour rss), mais elle pourraient y figurer, il me semble.
[crédit photo : Vidiot]

LOCKSS

c6b39085b950d42f74b1fefb47ae03bf.jpgPour suivre la discussion entamée avec Daniel l’autre jour par posts interposés, voici une autre possibilité de ré-affectation des ressources humaines au tour de services émergents, inspirée par ce post sur Free range librarian : Karen Schneider y parle de la mise en place, par une bibliothécaire de l’université de l’Indiana, d’un dépôt local LOCKSS. LOCKSS ? Oui, LOCKSS ! Le système de sauvegarde partagée des périodiques numériques, basé sur le principe que « Lots Of Copies Keep Stuff Safe », ce que l’on peut traduire sauvagement par « Plein de copies, sauvegarde garantie ».

Ce programme de conservation partagée s’appuie sur un logiciel (en open source) qui moissonne le web à la recherche de nouveaux contenus pour les revues sélectionnées, compare sa récolte avec les contenus présents sur les autres machines du réseau et effectue les mises à jour si ces contenus ont changé (principe de réplication des données). L’outil peut être installé (assez simplement, c’est ce que montre la vidéo de la bibliothécaire de l’Indiana) sur n’importe quel PC, le transformant de fait en « LOCKSS Box« . La seule « box » en France est localisée à l’INIST. Prévu à l’origine surtout pour les périodiques (liste des éditeurs concernés), le système s’ouvre désormais à d’autres types de contenus comme les blogs.

Quel intérêt pour la bibliothèque de participer à ce type d’opération ? En dehors du fait qu’elle garantit ainsi un accès pérenne aux titres qu’elle héberge ainsi qu’à ceux hébergés par les autres bibliothèques du réseau, elle peut aussi utiliser la machine dédiée à Lockss comme serveur proxy – ce qui lui permet de gagner en temps de connexion et d’être à l’abri des défaillances techniques des éditeurs.

Karen Schneider explique ça très bien dans cette vidéo pour la LITA BIGWIG Showcase, une non-conférence en ligne en marge de la dernière conférence annuelle de l’ALA.
[Crédit photo : freerangelibrarian]


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